CLAIRE ZIRAH


27 ANS

MES VALEURS COMME FEUILLE DE ROUTE



Cuisinière

  • Aspect manuel
  • Créativité
  • Passion du métier
  • Stress et fatigue psychologique
  • Fatigue physique et problèmes de santé
  • Faible revenu vs efforts fournis
  •  


    Cheffe nomade EATinerances

    • Créer, concevoir, concrétiser
    • Être alignée avec ses valeurs
    • Écouter ses besoins et envies
    • Se sentir libre et équilibrée (vie pro/vie perso)
    • Accepter qui l’on est et en faire une force




    Claire est intéressée et passionnée, le vivant, la nature, l’artisanat, l’humain… sont autant de domaines qui l’animent. Dès le lycée, elle réalise la difficulté de devoir faire un choix, choisir une voie revient à renoncer à d’autres options. Elle opte pour un BAC L, puis elle s’oriente vers une prépa vétérinaire. Le comportement animalier et l'éthologie intéressent particulièrement Claire, mais ce sont des domaines peu développés en France. On lui conseille alors d’avoir un diplôme reconnu en poche pour exercer avec crédibilité. Très rapidement, elle comprend que ce n’est pas le bon choix, le médical et le scientifique sont éloignés de son approche. Elle part alors un semestre en Australie en tant que jeune fille au pair pour parfaire son anglais et réfléchir à la suite. A l’âge de 18 ans, cette expérience extraordinaire lui donne le goût du voyage, des grands espaces, et… de la cuisine. Claire se fait un plaisir de préparer les repas pour la famille. À son retour en France, elle passe un CAP pâtisserie en un an, puis un bachelor restaurateur à Paris en 3 ans. Sa formation, très complète (cuisine, gestion, marketing, entreprenariat, oenologie….), peut lui permettre de devenir gérante, d’ouvrir son entreprise. Au cours de ces années, Claire réalise des stages en alternance dans différents établissements. Elle adore ce métier, le côté manuel, la créativité qu’elle peut exprimer. Tous ses sens sont stimulés : sons, textures, couleurs, goût…

    Qu’est-ce qui cloche ?
    Dans ces expériences, les conditions et le rythme de travail étaient difficiles (être debout toute la journée, ne pas toujours avoir le temps de manger, …). Au rythme intense s’ajoutent le stress, la pression, des méthodes de management contre productives avec sa personnalité. Claire fait également la mauvaise expérience de la violence en cuisine, des remarques sexistes, du rabaissement de l’estime de soi.

    En bonne élève, Claire va au bout de ses capacités, elle laisse son amour propre de côté, elle se force car elle ne veut pas être considérée comme faible ou incompétente, jusqu’au burn-out. Elle ressent alors une grande fatigue physique et psychologique et perd totalement confiance en elle. Elle obtient malgré tout son diplôme haut la main mais ne pourra pas poursuivre sa vie professionnelle dans ces mêmes conditions.
    Elle vit cette situation comme un échec. Elle sort tout juste de l’école, à laquelle elle a consacré 3 années, et se sent incapable d’exercer le métier pour lequel elle est formée.

    Et donc ? Je fais quoi ?
    Claire obtient son diplôme, puis l’été passe. Claire cherche une expérience qui ait du sens dans son parcours, afin de capitaliser sur sa formation, et de compléter son champ de compétences. Elle trouve un job d’employée de boutique en septembre 2016 dans une épicerie-primeur à Paris. C’est l’opportunité d’en apprendre plus sur la saisonnalité des produits et se faire un carnet d’adresse de producteurs. Crémerie, fromagerie, herbes et fleurs aromatiques : un large panel de découvertes de bons produits. Des chefs viennent y faire leurs courses, elle peut échanger avec eux, les conseiller par rapport aux recettes du fait de sa formation. Les conditions de travail sont meilleures qu’en cuisine, mais c’est un job qui nécessite une manutention lourde, difficile pour son gabarit. Le Côté management, il s’avère plutôt absent et faussement paternaliste. Claire a besoin de bienveillance dans son environnement, l’aspect humain est indispensable à son bien-être. Elle le réalise et se pose des questions sur le monde du travail. Comment trouver sa place ?
    En parallèle, elle décide de suivre la formation Fais le Bilan de Switch Collective. Elle espère pouvoir trouver sa voie, et s’y tenir cette fois, arrêter de s’éparpiller. Cette expérience lui ouvre des pistes de réflexion, elle y découvre qu’elle est multi-potentielle*, qu’elle souffre du syndrome de l’imposteur* et découvre la malédiction de Vinci*. Elle commence à comprendre sa singularité. Au sortir de Switch, son champ d’intérêts continue de s’élargir.
    Elle s’intéresse à l’éducation, à la pédagogie, au management alternatif, à la naturopathie, au développement personnel... Elle a envie de voir les choses changer dans son métier de cuisinière, qu’elle aime, et aussi de participer au mouvement.
    Claire a besoin d’explorer. Elle a besoin de renouer avec la nature, de se reposer, de quitter Paris.
    PRENDRE UN AN POUR SE RECONNECTER À SOI
    Claire quitte l’épicerie avec une rupture conventionnelle, au bout d’un an, et rentre en Lorraine chez ses parents.
    Démarre alors une année d’exploration au cours de laquelle Claire va tester différentes pistes, prendre soin d’elle et écouter ses envies : Wwoofing (traite des chèvres à la main et fabrication de fromage), cueillette et transformation culinaires/médicinales de plantes sauvages , formation en permaculture, stage de gastronomie sauvage en Corse, communication intuitive animale et initiation à l’apiculture douce. Elle suit également les MOOCs du mouvement Colibri de Pierre Rabhi. Elle est boulimique d’apprentissage.
    Printemps 2017, elle part vivre à Aix-en-Provence avec Eric, son compagnon, lui aussi cuisinier. Ils se sont rencontrés lors du bachelor. Ce dernier joue un rôle clé dans la reconstruction de Claire. Force tranquille, il la rassure par sa présence, elle se sent capable, grâce à lui, de remettre le pied à l’étrier en cuisine. Ils créent alors leur boîte de traiteur événementiel et commencent ainsi à former un binôme aux fourneaux.
    S’en suivent d’autres expériences où il seront embauchés dans des restaurants comme duo de chefs, à Montpellier et alentours. Ayant toujours carte blanche sur les menus, ils y voient une opportunité d’exprimer leur créativité sans les contraintes de gestion d’entreprise.
    Ils tissent des liens avec les producteurs locaux, ils peuvent sensibiliser les clients à leur cuisine : saisonnalité, produits locaux, pêche raisonnée, valorisation de l'entièreté du produit animal, traitement animal respectueux, “manger moins mais mieux”.

    Entre temps, Claire continue ses lectures et cherche notamment des solutions pour calmer son “cerveau en ébullition permanente”. Un ouvrage en particulier va la marquer : “Je pense trop” de Christel Petitcollin. Claire est “zébre”, ou “HPI”. Elle fait alors une analyse nouvelle de son passé, de sa vie professionnelle et de ses sentiments d’échec. Elle comprend l’importance de ses valeurs si fortement ancrées, le besoin de mettre du sens dans son travail, pourquoi elle se sent différente, et comment cette différence peut être un atout. Tous deux réalisent également que malgré les avantages du salariat, au vu de l'engagement et l'implication colossaux qu’ils mettent en place dans ces projets, ils auraient intérêt à se mettre à leur compte ou à s’associer

    Dans leur dernière expérience, ils ont eu l’opportunité de participer à la réouverture d’un restaurant sur un gros pôle oenotouristique au cadre exceptionnel au milieu des vignes. Claire et Éric ont un large périmètre d’action : cuisine, déco, aménagement, potager, gestion du personnel… Ils y voient une opportunité de s’associer ou de devenir gérants. Le projet leur plaît beaucoup. Cependant, le gérant, qui n’est pas issu du secteur de la restauration, ne mesure pas l’importance des recommandations faites par le couple. Claire et Éric se retrouvent à devoir porter le projet à bout de bras. Très vite ils réalisent que des problématiques déjà vécues précédemment se présentent à nouveau. Se fait alors sentir l’envie de vivre leur vie différemment, d’avoir du temps pour eux, pour explorer et s’explorer. Ils rêvent de voyage et de liberté, d’harmonie et d’accomplissement personnel.
    Les amoureux de la cuisine quittent Montpellier et partent en voyage, bien qu’ils soient sollicités par plusieurs propositions professionnelles. Leur réputation est excellente dans la région.
    Ces diverses expériences en Occitanie ont révélé la complémentarité de Claire et Éric en cuisine et l’idée de travailler différemment apparaît comme une évidence.

    Claire est convaincue d’une chose : elle va vivre sa vie différemment, prendre du temps pour elle et son couple, explorer et s’accomplir personnellement. Elle a soif de voyages, de liberté, d’harmonie.
    Cette prise de conscience et ces diverses expériences donnent naissance au projet EATinerances.
    • Eat pour leur amour de la cuisine,
    • Itinérance pour le nomadisme,
    • Errances pour accepter de ne pas avoir de but précis et laisser place à l’imprévu.

    Leur slogan One road, many lives exprime cette envie de vivre plusieurs vies, de se réinventer au fil du temps. Plutôt que de chercher à s’accomplir dans son travail à tout prix, Claire a décidé de chercher à s’accomplir dans sa vie tout court. Elle dit “ne pas prendre la grande autoroute de ce que la société considère comme étant une vie accomplie.” La route, la voie, l’orientation, qu’elle a eu tant de mal à choisir après le lycée. La boucle est bouclée. Claire a besoin de se laisser porter et d’apprécier le moment présent, sans trop de pression. Elle pense qu’elle n'a besoin de grand chose pour vivre, qu’on peut être heureux avec presque rien.

    Eatinerances est un projet de vie à deux, pour faire de la cuisine autrement. Un mode de vie nouveau de chefs nomades.

    Concrètement, Claire et Éric aménagent eux-même un van de A à Z : isolation, panneaux solaires, fenêtre, cuve à eau… L’occasion de découvrir de nouveaux domaines d’apprentissage qu’ils partagent sur leur compte Instagram.

    L’objectif : partir sur les routes d’Europe et travailler en format pop-up, en missions éphémères, dans des restaurants. Ils découvriront ainsi des spécialités locales et enrichiront leur palette culinaire. Ils veulent être les portes-parole des méthodes et des savoir-faire des acteurs qui s’engagent à respecter la planète.
    Dans le temps libre qu’elle se réservera, Claire souhaite développer d’autres domaines de compétences, essayer des activités manuelles (travailler le bois, broderies, gravure,...), nourrir son attrait pour la pédagogie, le partage, l’aide aux plus jeunes. Elle déborde d’envies, comme depuis toujours, et va s’y autoriser.
    UNE QUESTION FONDAMENTALE POUR CEUX QUI SOUHAITENT CHANGER DE VIE

    Sur le plan financier, Claire a dû faire des sacrifices et utiliser toutes ses économies pour se permettre ses phases d’introspection, d’exploration et de formation.

    Alors qu’elle devait se mettre au repos après son burn-out, son état de santé étant fragile, Claire a bénéficié de l’Aide au Retour à l’Emploi, une aide précieuse.

    Finalement, dans le mode de vie qu’elle a choisi aujourd’hui, elle opte pour une consommation minimaliste et moins matérialiste. De toute façon, Il n’y a pas de place pour le superflu dans le van ! Ce

    qui a pour avantage de libérer un peu l’esprit, de se concentrer sur l’essentiel et aussi de réduire les dépenses.


    Claire peut compter sur le soutien sans faille de sa famille, qui l’accompagne dans ses évolutions et la rassure depuis toujours. Comme le fait également son compagnon Éric. Il concrétise les rêves de Claire avec son énergie pour passer à l’action. La confiance de Claire est reboostée et continue de grandir.

    La formation Fais le Bilan de Switch Collective a permis à Claire d’appartenir à une communauté bienveillante et inspirante. Des switchers qui osent aller vers leurs rêves, qui lui montrent que tout est possible.

    • Ne pas avoir de chez soi ! Claire et Éric sont en colocation depuis plusieurs mois dans leurs familles. Ils vont de chaumière en chaumière le temps de l’aménagement du van. Ce n’est pas toujours simple, mais la finalité en vaut la peine, et elle leur est très reconnaissante de pouvoir les accueillir à bras ouverts.
    • Personnaliser son site sur Wordpress. Malgré sa passion pour la création, Claire n’a pas d’appétence pour l’informatique et s’arrache les cheveux pour obtenir le résultat qu’elle souhaite pour son site. Mais sa persévérance va payer. On a hâte de voir ça !




    • Consommer sa dose d’inspiration quotidienne (ted talk, podcast, livre, newsletter …)
    • Prendre du temps pour soi et savoir s’écouter (un des apprentissages clés post burn-out)
    • Claire a testé le miracle morning, les lectures, les x newsletters à suivre, avoir une vie saine, tenir un journal de bord… tout ça en même temps. Résultat, elle était frustrée au moindre écart. Aujourd’hui, elle lâche prise et se concentre sur l’essentiel.


    Claire nous partage une lecture inspirante : L’alchimiste de Paulo Coelho, pour son côté spirituel par rapport au destin. Un livre qui encourage à écouter son coeur, lire les signes du destin et aller au bout de sa légende personnelle. 
    En voici deux extraits choisis par Claire :
    • “Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer.”
    • “Alors, pourquoi dois-je écouter mon coeur ? - Parce que tu n’arriveras jamais à le faire taire - Et même si tu feins de ne pas entendre ce qu’il te dit, il sera là, dans ta poitrine, et ne cessera de répéter ce qu’il pense de la vie et du monde

    Elle recommande également le Blog de Lucie Diez pour “trouver sa place dans un monde qui change”.


    Être sur les routes et vivre la vie de cheffe nomade

    Slasher entre différentes activités professionnelles

    Se former

    Rassembler une communauté de chefs nomades, créer du lien et être acteurs du changement.


    • Se sentir libre et vivant
    • Assumer sa multi-potentialité
    • Avoir des jobs qui ont du sens
    • Concrétiser ses rêves
    • Avoir confiance en soi



    *ÊTRE MULTI POTENTIEL, QU’EST-CE QUE C’EST ?
    Un excellent article de Sonia Valente dans Psychologies l’explique (Reconversion professionnelle : comment faire quand on est multipotentiel et que l’on n’a pas de vocation ?).

    En voici un extrait :
    “La multipotentialité s’oppose à la spécialisation recommandée et imposée par notre culture et notre société : suivre des études dans un domaine précis et développer ses compétences pour passer de débutant à expert. 
    Pourtant, être multi potentiel est une vraie force. Encore plus aujourd’hui où tout va très vite et où les individus et les organisations doivent s’adapter aux évolutions des marchés. Parmi les forces des multi potentiels, Emilie Wapnick en liste trois principales :

    - La synthèse des idées

    - L’apprentissage rapide

    - L’adaptabilité “
    Source : Reconversion professionnelle : comment faire quand on est multipotentiel et que l’on n’a pas de vocation ? Article de Sonia Valente du 04 Mars 2019

    *LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR

    “Il s'agit d'une tendance quasi maladive à sous-estimer ses propres réalisations, ses compétences, ses capacités . Un blocage à reconnaître ses réussites et valoriser ses expériences , les considérant bien trop banales, normales, simples.
    Les individus souffrant du syndrome de l'autodidacte acceptent difficilement les compliments et justifient généralement leurs succès par un concours de circonstances particulières, l'aide de leurs relations, la bienveillance de leur collègues ou encore les imputent à la chance.
    On retrouve massivement ce type de profils parmi les personnes qualifiées "à haut/fort potentiel" ou "surdouées" .
    Ces personnes sont mal à l'aise dès lors qu'on les félicitent ou que l'on souligne la qualité de leur travail, car elles estiment ne pas mériter ces éloges. Elles ont cette impression de duper constamment leur entourage - personnel et professionnel - et craignent d'être démasquées à tout moment par quelqu'un qui verrait clair dans leur jeu.”
    Source : Dépassez le syndrome de l'imposteur : libérez votre potentiel ! Article de Raphaële GRANGER du 15 Novembre 2019

    *LA MALÉDICTION DE VINCI

    Se sentir comme un couteau suisse. “Vous êtes incapable de vous concentrer sur une activité ? Vous êtes attiré par de nombreux domaines, mais vous avez du mal à en choisir un ? Vous changez constamment d’activité au point de ne plus savoir où vous en êtes ?
    Si c’est le cas, vous êtes atteint par ce que Léonardo Lospennato appelle « la malédiction de Vinci »”


    IL N’Y A PAS D’ERREUR, QUE DES EXPÉRIENCES


    BIEN S’ENTOURER, DE PERSONNES COMPRÉHENSIVES



    VALORISER ET CULTIVER SES DIFFÉRENCES


    ÊTRE PATIENT, NE PAS BAISSER LES BRAS



    POUR CONTACTER CLAIRE c’est ici :
    Son site : En cours de construction, stay tuned
    Par email : eatinerances@gmail.com
    Sur Instagram

    LES RÉFÉRENCES DU PORTRAIT

    La formation Fais le Bilan de Switch Collective
    L’alchimiste de Paulo Coelho
    Blog de Lucie Diez

    - Publié en Avril 2020 -

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