LUCIE POUPET


32 ANS

CRÉER SON JEU PÉDAGOGIQUE ET LE VENDRE



Chargée de relations internationales à l’université

  • Contact humain
  • Lien avec l'étranger
  • Pédagogie
  • Organisation pyramidale
  • Manque d’innovation
  • Rigidité managériale


Créatrice de la marque Balajeux Animatrice d’atelier créatifs

  • Faire, créer, inventer
  • Éveiller les adultes de demain
  • Appartenir à un projet et grandir avec
  • Animer
  • Procurer du plaisir




Fille d’expatrié, née au Danemark, Lucie a beaucoup voyagé dans son enfance. Elle se voyait vivre à l’étranger. À 20 ans elle décroche un diplôme de travailleur social. Être au contact des gens, se sentir utile, telle est son envie. Mais pour entrer dans le métier elle sent qu’elle a besoin de plus de maturité et d’expérience. Aller sur le terrain aider des familles en difficulté requiert une certaine confiance en soi.
Elle poursuit donc ses études avec un master en Relations et Affaires Internationales, spécialisé dans l’action solidaire.

Au sortir de sa formation le marché est plutôt tendu, Lucie cherche du travail et passe par plusieurs start up, notamment dans l’économie circulaire ou pour une cantine itinérante à vélo. Elle est en quête de missions qui la stimulent, plus que d’un poste en particulier. Elle parle de boulot/plaisir ! Elle réalise l’importance pour elle de se sentir utile, vivante et entourée de personnes qui lui plaisent. Quelques temps plus tard, alors qu’elle sert des repas sains et maison véhiculée par un vélo itinérant, une nouvelle opportunité se présente. Il s’agit d’un poste en CDI au sein du service des relations internationales d’une université. Lucie devient alors responsable des étudiants internationaux venant étudier à Paris.
Ce poste coche de nombreuses cases : lien avec les étudiants, accueil, accompagnement, développement d’offres attractives à destinations des universités partenaires, dans le monde entier, gestion des accords internationaux. Elle y passera 5 ans.

Qu’est-ce qui cloche ?
Progressivement, Lucie ne se sent plus à sa place dans son boulot. La tournure que prend son service ne lui convient plus, de nombreux changements de direction et d’organisation nuisent à sa motivation et ses missions sont de moins en moins intéressantes à son goût.


Et donc ? Je fais quoi ?

Lucie a fait le choix de garder la sécurité de son CDI en parallèle de ses projets personnels : la naissance de ses 2 enfants. Pour préparer la suite, Lucie avait négocié un mi-temps, lui permettant de se dégager du temps consacré à l’animation d’ateliers créatifs.

Occultée pendant une période au début de sa vie parisienne, la passion de Lucie pour les créations manuelles revient avec la naissance de ses enfants. Avec l’arrivée de son premier enfant, elle laisse aller son imagination, elle se met à créer des événements thématiques avec son entourage comme “Créer sa propre couronne de noel” ou “Broder un vêtement”,…
Animer et réunir des personnes autour d’une activité plaisante sont des missions qui la boostent.
Ses amies en redemandent. Lucie a été animatrice BAFA, gérer un groupe est très naturel pour elle.
Elle contacte la Recyclerie, le Hasard Ludique et des boutiques-ateliers à Paris et décroche des créneaux d’animation. La question devient rapidement de savoir comment professionnaliser cette activité.


DÉMISSIONNER ET SE LANCER
Grâce aux réseaux, Lucie s’aperçoit que Juliette, la fondatrice du Pigeon Coq, atelier de maroquinerie DIY, cherche du renfort pour animer ses ateliers. Toutes les deux se mettent en contact, se rencontrent, et le courant passe tout de suite. Elle décroche le job en free-lance et quitte son CDI. Elle travaille beaucoup le week-end pendant un an et souvent le soir en semaine. C’est l’inconvénient principal dans l’animation de loisir.
Suite à cette année d'investissement passionné, la boite se réorganise et recrute à nouveau. Lucie retrouve alors un rythme plus adapté à sa vie privée, et dédie du temps à d’autres missions pour le Pigeon Coq (gestion web, SAV, service client).

En parallèle, ses enfants grandissent, ce qui l’amène à penser aux jeux pouvant les intéresser. Elle se souvient d’un jeu de 7 familles qu’elle avait créé par elle-même 20 ans plus tôt et dont elle garde un très bon souvenir...
Lors de l’été 2018, le déclic se fait, elle va créer un jeu de 7 familles inclusif et créatif qui permettra à tous les enfants de représenter la famille de leur choix, qu’elle que soit sa composition.
Encouragée par Juliette, Lucie concrétise son projet début 2019. En avril, elle reçoit son premier prototype. Le 16 mai 2019, elle reçoit sa première production de 200 jeux et ouvre son compte Instagram. Elle se met alors à démarcher des boutiques revendeurs. Balajeux est né. Les étapes suivantes sont faites, entre autre, de rencontres fortuites.
Lors d’un atelier animé au Pigeon Coq, quelques jeux sortent de son sac sur la table, une participante qui organise une vente de créateurs à Rouen accroche particulièrement avec son produit et l’invite sur son événement, la visibilité de Balajeux commence à s’installer. Au printemps 2019, Mathilde Cabanas poste sur Instagram un jeu de 7 familles créé avec ses enfants pendant leurs vacances. Lucie saisit l’occasion pour lui envoyer un de ses jeux à tester ! Le jeu Bala est alors relayé dans les stories de Mathilde Cabanas, la visibilité de Balajeux explose ! Mathilde Cabanas, illustratrice, a créé ses premières cartes et invitations d’anniversaire pour Bonton. Son désormais célèbre “Bisou” a propulsé son succès et sa marque. En juin 2019, Lucie reçoit un mail de la marque Petit Bateau, qui a consulté les stories de Mathilde Cabanas ... Petit Bateau recherche pour un événement de créateurs autour de la famille, des marques à mettre en avant. Deal ! Lucie lance une deuxième production de jeux. Balajeux connaît une bonne progression fin 2019.

Début 2020, Lucie travaille sur son 2ème produit, le Recueil d’aventures. Elle investit en temps et en finances. Elle prévoit de sortir cette nouveauté le 16 mars et de la mettre en avant au salon du livre le 19 mars 2020… Malheureusement, le 17 mars démarrait le confinement et l’annulation des événements. Confinement durant lequel les ventes en ligne de Bala ont été bonnes. Lucie a profité de cette période pour travailler sa communication sur les réseaux, important canal de conversion pour sa marque. Au déconfinement,les revendeurs se sont quant à eux montrés plus frileux de tester des nouveautés en boutiques et se sont rabattus sur des marques à forte notoriété. Aujourd’hui, Lucie travaille sur la notoriété de sa marque et sa communication tout en continuant à animer des ateliers créatifs. Une vie professionnelle variée et cohérente avec sa personnalité multi potentielle. Elle doit alors faire face à de nouvelles problématiques dans le développement de sa marque. Comment fidéliser les clients et augmenter le panier moyen ? Elle travaille sur la diversification de sa gamme et l’élargissement de sa cible potentielle. Son objectif à long terme ? Faire de Bala jeux un projet qui ne soit pas que du produit, créer de l'interaction, des rendez-vous. Lucie est animée par l’envie de faire bouger les lignes, de changer le monde à sa façon pour plus de diversité et d’ouverture. Elle souhaite diffuser son message grâce à ses produits inclusif. D’Imaginer les enfants en train d’illustrer leur famille telle qu’elle est et non suivant les stéréotypes lui procure une grande satisfaction.
UNE QUESTION FONDAMENTALE POUR CEUX QUI SOUHAITENT CHANGER DE VIE

Lucie le dit clairement, ses revenus servent à mettre “du beurre dans les épinards” dans son foyer. Elle peut compter sur son mari pour sécuriser les finances familiales. Cette situation lui a permis de lancer son activité plus sereinement. Cependant, Lucie met une énergie folle dans son projet, et souhaite qu’il se développe du mieux possible et pour lequel elle a des ambitions.
Lucie a été particulièrement soutenue par Juliette, fondatrice du Pigeon Coq, convaincue par le potentiel de son concept. Elle a pu lui faire bénéficier de son expérience et de quelques précieux conseils pour le démarrage. Son entourage a aussi été un précieux soutien. Avant de se lancer dans un parcour entrepreneurial, Lucie a consulté un coach pour l’aider à clarifier ses idées et faire les bons choix, notamment en matière de timing.

En réceptionnant sa première production de 200 jeux, Lucie s’aperçoit qu’il comporte une faute d’orthographe, au verso du paquet ! Plusieurs personnes de son entourage avaient pourtant relu le texte… Ça ne l’a pas empêchée d’écouler son stock.

  • Aller vite et être efficace.
  • Lucie déteste perdre son temps. Elle s’attèle à faire les bonnes missions au bon moment et à alterner entre ce qu’elle aime ou n’aime pas.
  • Elle tient une to do list, longue comme le bras, dont les tâches prioritaires se dégagent naturellement.



2 livres porteurs de messages fort sur au sujet de l’éducation des enfants :
Le livre Tu seras un homme -féministe - mon fils ! de Aurélia Blanc pour une réflexion autour de la façon dont on éduque les garçons.


Le livre Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe de Chimamanda Ngozi Adichie pour son regard sur l’égalité des sexes dans l’éducation.


Le podcast Et Voilà ! qui donne la parole aux enfants, par Carline de Castro




Développer la gamme de produits Balajeux
et diffuser son message au plus grand nombre


  • Être dans l’action
  • Grandir avec son projet
  • Développer son réseau
  • Apprendre de nouvelles compétences
  • Construire une équipe




ÉCOUTER SON INTUITION, SON ENVIE PROFONDE


RIEN N’EST FIGÉ, ON POURRA TOUJOURS FAIRE MARCHE ARRIÈRE S’IL LE FAUT



SE QUESTIONNER SUR CE QUI EST VRAIMENT IMPORTANT POUR SOI


FRAPPER AUX BONNES PORTES



POUR CONTACTER LUCIE c’est ici :
Son site : https://balajeux.com/
Sur Instagram
Par email : balajeux.contact@gmail.com

LES RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE
Tu seras un homme -féministe - mon fils ! de Aurélia Blanc
Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe de Chimamanda Ngozi Adichie
Le podcast Et Voilà !


- Publié en Octobre 2020 -

Mark